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In Nomine Artis: BRUSK

Passée exhibition
12 September - 12 October 2019
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In Nomine Artis, BRUSK

FR/

Texte de Sowat - Da Mental Vaporz

 

Passionné de dessin depuis son plus jeune âge, l’artiste français BRUSK découvre le Graffiti et la culture Hip Hop en 1991. Dés lors, la ville devient son terrain de jeu et il l’arpente sans cesse à la recherche de nouveaux supports pour accueillir ses créations. Autoroutes, voies ferrées, trains, terrains vagues, friches, églises désacralisées tout est prétexte pour qu’il déploie son univers visuel délirant fait de torsions typographiques, d’explosions abstraites, de personnages ultra réalistes et de scènes d’émeutes urbaines. Diplômé de l’école des Beaux-Arts de Saint-Etienne, capable de tout peindre, de tout dessiner, BRUSK profite de ses années d’études pour s’initier à de nombreuses pratiques artistiques, passant avec aisance du design graphique au light graffiti, à la sculpture, l’installation et la réalisation de films en stop motion. En 2006, répondant à l’invitation de Bom.k, Iso et Kan, il rejoint le collectif « Da Mental Vaporz » et part à l’assaut de l’Europe puis du monde aux côtés de Dran, Gris1, Jaw, Blo et Lek & Sowat, avec lesquels il peint des murs toujours plus grands et réalise des expositions collectives toujours plus ambitieuses. Parallèlement à ses voyages incessants, BRUSK trouve le temps de poser ses bombes en atelier pour développer un travail de peintre plus intime, mêlant à ses obsessions picturales, recherche sur la forme et expérimentations sur la matière. Ses thèmes de prédilection l’amenant à s’engager pour une justice sociale et climatique. "Un après-midi de l’année 1998, alors que je venais de m’installer à Lyon pour suivre des études de Sciences Politiques, j’ai séché les cours pour partir à la découverte de la ville.  Arrivé avenue des Frères Lumière, j’ai repéré un terrain vague saturé de graffitis. Exactement le type d’endroit que je cherchais. Le coeur battant et le sac à dos plein de bombes à moitié vides, je m’y suis aventuré. Les lieux étaient déserts. Tout au fond du terrain vague, au milieu des herbes folles et des ruines, un immense portrait réaliste de Joey Star me faisait face. Du noir, du blanc, quelques touches de bleu, un peu de doré pour les dents : une palette minimale pour un rendu époustouflant. C’est la première fois que je tombais nez à nez avec le travail de BRUSK. Comme pour tous les DMV que j’ai rencontrés par la suite, cette découverte m’a quasiment donné envie d’arrêter de peindre. Trop de beauté, d’aisance, de virtuosité et de contrôle de l’outil aérosol.  Il faut dire qu’à l’époque, BRUSK était déjà le roi de la capitale des Gaules. Rues, boulevards, voies ferrées, autoroutes, usines abandonnées... son style tranchant et singulier, mélange de distorsions typographiques, d’abstractions bio-mécaniques et de photoréalisme sous pression était omniprésent dans la ville, qu’il peigne seul ou avec son groupe de l’époque, les KMF. Bien qu’il s’en défende, cette couronne il ne l’a jamais quittée depuis, celle-ci grandissant à mesure qu’il déploie son talent et sa soif d’expérimentations plastiques vers de nouveaux supports et matériaux. Diplômé de l’école des Beaux-Arts de Saint-Etienne, l’artiste va profiter de ces années d’apprentissage pour s’essayer à un ensemble de techniques aussi diverses que la peinture évidemment, mais aussi la sculpture, la photographie, le lightgraff, la sérigraphie, le graphisme et la modélisation 3D. À cheval entre légalité et vandalisme, évoluant entre cours académiques et free party secrètes, en peu de temps BRUSK s’est fait un nom dans l’art, ou tout du moins dans ses marges. In Nomine Artis. Avec le nouveau siècle et son entrée dans les Da Mental Vaporz, c’est le monde qui s’ouvre à lui, à mesure qu’il sillonne la planète en quête de murs toujours plus grands, d’expositions toujours plus ambitieuses et de projets artistiques toujours plus insensés. Europe de l’Est et de l'Ouest, Amérique du Nord et du Sud, Moyen- Orient, Maghreb, Australie, Asie, Inde... BRUSK pose ses bombes, pinceaux et poscas partout où il l’entend, déployant un art de plus en plus figuratif sur des centaines de milliers de mètres carrés. Mais que faire une fois que l’on retire ses bottes de sept lieues ? Comment se réinventer au moment de prendre le chemin de l’atelier ? Pourquoi choisir la peinture alors que l’art contemporain a décrété que celle-ci était morte? Quelle idée de revenir aux fondamentaux les plus classiques de l’art, à savoir le dessin, la toile et la sculpture, alors que l’on vient de la rue et des fantasmes que drainent l’étiquette d’artiste “urbain” ? Si comme tous les graffeurs de sa génération, BRUSK a grandi dans le culte des pionniers du mouvement, les Dondi, Futura, Delta et Rammelzee, avec les années, la paternité et l’accession a une forme de maturité, son horizon s’est émancipé. Il n’est plus question pour lui de rendre hommage au graffiti dans ses travaux mais d’embrasser l’histoire de l’art dans sa globalité. À mesure qu’il s’immerge dans la vie d’atelier, BRUSK va chercher à créer des ponts entre sa pratique intime de la peinture et les fresques de Lascaux ou de la Renaissance, les chefs-d’œuvre de l’impressionnisme, de l’abstraction d’après-guerre, du surréalisme et du Pop Art. C’est cela que donne à voir “In Nomine Artis”, nouveau corpus d’oeuvres patiemment créées pendant l’année et présentées pour la première fois dans les espaces de la galerie Laurent Strouk. Puisqu’il ne s’agit pas juste de reproduire stérilement les travaux des anciens, l’hommage se double d’une critique féroce du monde moderne, chaque toile, esquisse et sculpture se faisant l’écho des préoccupations sociales, humaines et philosophiques que l’artiste partage avec Emma, sa compagne, muse citoyenne et écologique.  Prises individuellement, ces oeuvres semblent répondre aux questions que nous nous sommes tous posées en visitant les allées des musées et galeries d’ici et d’ailleurs. S’il vivait aujourd’hui, Monet aurait-il placé son Déjeuner sur l’herbe sur les bords d’une rivière polluée ? Aurait-il fait figurer des canettes de soda vides et des emballages plastiques souillés au milieu des Nymphéas ? Van Gogh aurait-il peint des tournesols génétiquement modifiés, gorgés de glyphosate ? Picasso aurait-il réalisé un autre Guernica pour dénoncer la sixième extension de masse que nous traversons actuellement ? Enfin, quand le capitalisme aura dévoré toutes les ressources naturelles, pollué toutes les nappes phréatiques et réduit le vivant à sa portion congrue, retournerons-nous vivre et peindre dans les grottes ornées d’où nous venons ? Si tel est le cas, une fois de plus BRUSK aura une longueur d’avance sur tout le monde, tant sa pratique puise ses origines et sa force dans l’art pariétal des temps anciens.

 

 

EN/

Text by Sowat - Da Mental Vaporz

 

Passionate about drawing since his youth, the French artist BRUSK discovered Graffiti and Hip Hop culture in 1991. From then on, the city becomes his playground and he constantly surveys it in search of new supports to host his creations. Highways, railroads, trains, wastelands, wastelands, desecrated churches, everything is a pretext for him to deploy his delirious visual universe made of typographic twists, abstract explosions, ultra-realistic characters and urban riots scenes. A graduate of the Saint Etienne School of Fine Arts, capable of painting and drawing anything, BRUSK took advantage of his years of study to learn about many artistic practices, moving with ease from graphic design to light graffiti, sculpture, installation and stop motion film making. In 2006, answering the invitation of Bom.k, Iso and Kan, he joins the collective "Da Mental Vaporz" and leaves to attack Europe and then the world alongside Dran, Gris1, Jaw, Blo and Lek & Sowat, with whom he paints ever larger walls and realizes ever more ambitious collective exhibitions. In parallel to his incessant travels, BRUSK finds time to put down his bombs in the studio to develop a more intimate painter's work, mixing his pictorial obsessions with research on form and experimentation on matter. His favorite themes lead him to commit himself to social and climatic justice. One afternoon in 1998, when I had just moved to Lyon to study Political Science, I skipped classes to go and discover the city.  When I arrived on avenue des frères lumière, I spotted a vacant lot saturated with graffiti. Exactly the kind of place I was looking for. I was looking for. The heart beating and the backpack full of half-empty bombs, I ventured there. The place was deserted. At the far end of the vacant lot, in the middle of the weeds and ruins, a huge realistic portrait of Joey Star was facing me. Black, white, a few touches of blue, a little gold for the teeth: a minimal palette for a breathtaking rendering. It was the first time I came face to face with Brusk's work. As for all the DMVs I met afterwards, this discovery almost made me want to stop painting. Too much beauty, ease, virtuosity and control of the aerosol tool. It must be said that at the time, Brusk was already the king of the capital of Gaules. Streets, boulevards, railroads, freeways, abandoned factories... his sharp and singular style, mixture of typographic distortions, bio-mechanical abstractions and photorealism under pressure, was omnipresent in the city, whether he painted alone or with his group of the time, the KMF. Although he denies it, this crown has never left him since, growing as he deploys his talent and his thirst for plastic experimentation towards new media and materials. Graduated from the school of fine arts of Saint Etienne, the artist will take advantage of these years of learning to try a set of techniques as diverse as painting obviously, but also sculpture, photography, lightgraffiti, silk-screening, graphic design and 3D modeling. Straddling the line between legality and vandalism, evolving between academic courses and secret free parties, in a short time Brusk has made a name for himself in art, or at least in its margins. In Nomine Artis. With the new century and its entry in Da Mental Vaporz, it is the world which opens with him, as it furrows the planet in search of always larger walls, of always more ambitious exposures and of always more insane artistic projects. Eastern and Western Europe, North and South America, Middle East, North Africa, Australia, Asia, India... Brusk puts his bombs, brushes and poscas everywhere he wants, deploying an art more and more figurative on hundreds of thousands of square meters. But what to do once you take off your seven-league boots? How do you reinvent yourself when you go to the studio? Why choose painting when contemporary art has decreed that it is dead? What is the idea of going back to the most classic fundamentals of art, namely drawing, canvas and sculpture, when one comes from the street and the fantasies that the label of "urban" artist drains? If like all the graffiti artists of his generation, Brusk grew up in the cult of the pioneers of the movement, the Dondi, Futura, Delta and Rammelzee, with the years, the paternity and the accession has a form of maturity, his horizon emancipated itself. It is no longer a question of paying homage to graffiti in his work but of embracing the history of art in its entirety. As he immerses himself in studio life, Brusk will seek to create bridges between his intimate painting practice and the frescoes of Lascaux or the Renaissance, the masterpieces of impressionism, post-war abstraction, surrealism and pop art. This is what "In Nomine Artis" shows, a new body of work patiently created during the year and presented for the first time in the Laurent Strouk gallery. Since it is not just a matter of sterilely reproducing the works of the past, the homage is coupled with a fierce critique of the modern world, each canvas, sketch and sculpture echoing the social, human and philosophical concerns that the artist shares with Emma, his companion, a citizen and ecological muse. Taken individually, these works seem to answer the questions we have all asked ourselves while visiting the aisles of museums and galleries here and elsewhere. If he were living today, would Monet have placed his lunch on the grass on the banks of a polluted river? Would he have placed empty soda cans and soiled plastic wrappers in the middle of the Water Lilies? Would Van Gogh have painted genetically modified sunflowers, full of glyphosate? Would Picasso have made another Guernica to denounce the sixth mass extension we are currently going through? Finally, when capitalism will have devoured all natural resources, polluted all water tables and reduced the living to its smallest portion, will we go back to live and paint in the decorated caves from which we came? If such is the case, once more Brusk will have a length of advance on all the world, so much its practice draws its origins and its force in the parietal art of the ancient times.

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