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Peinture: Jean Pierre Raynaud & Robert Combas

Passée exhibition
13 Octobre - 25 Novembre 2023
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Peinture, Jean Pierre Raynaud & Robert Combas
Pourquoi ces deux-là ont-ils voulu montrer leurs œuvres en résonance ? Peut-être pour écrire en peinture une sorte de manifeste de l'art et de l'amour.
"Là où Robert Combas ouvre son corps pour révéler la peinture, Jean Pierre Raynaud ferme les yeux pour la voir".
FR/
Raynaud sans interdit et le chevalier Combas 
 de Kristell Loquet (avec Jean Pierre Raynaud)
 
D’un côté Robert Combas, né en 1957, marqué par les arts populaires, le Pop art, la bande dessinée, le rock, la publicité. Dès le début de son œuvre, il se détache des mouvements conceptuels des années 1970 pour renouer avec une peinture bien réelle, insolente, pulsionnelle, une peinture combative, quasi expressionniste et aussi pleine d’humour critique. De l’autre Jean Pierre Raynaud, né en 1939, qui dès le début des années soixante, emploie de façon obsessionnelle des motifs et des objets liés à son histoire pour se les réapproprier en leur donnant une valeur formelle tout en intervenant légèrement pour leur offrir tout leur sens. Ainsi, des carreaux de céramique blanc de 15 cm de côté à joints noirs qui recouvrent sculptures, containers maritimes, architectures ; des containers médicaux en inox emplis de gravats d’une maison entièrement carrelée puis détruite ; des pots de fleurs Psycho-objets de toute taille remplis de ciment et peints de couleurs vives ou des panneaux de signalisation Sens interdits. En faisant le choix de présenter ces deux artistes en résonance, la Galerie Strouk – au-delà d’une recherche de correspondances ou de discordances entre leurs œuvres si singulières – permet d’assister au retentissement d’une sensibilité sur une autre, et inversement. Cette exposition inédite, à la fois par ses qualités historique et muséale, confirme l’engagement fort et le soutien années après années de la galerie envers ces deux artistes.
 
« Ce qu'on apporte, c'est la peinture ! », affirme Jean Pierre Raynaud.
 
Robert Combas et Jean Pierre Raynaud façonnent en effet ce même matériau : la peinture. Au singulier dans ce qu'elle a de programmatique chez Jean Pierre Raynaud, au pluriel dans la variété infinie de ses manifestations chez Robert Combas. Ainsi, Raynaud convoque et décline, dans ses œuvres conçues entre 2007 et 2009, la puissance hallucinatoire de la marchandise « peinture » et de ses marques : Avi, Ripolin, Corona, Novémail, Renaulac, Nitrolac… exhibées comme des signalisations magnétiques et colorées dans l'obscurité du monde publicitaire et consumériste. 
Il le dira lui-même : « je me suis offert l'expérience de la peinture ! Pendant trois ans, j'ai rencontré la peinture ». C'est cette expérience qui lui permet aujourd'hui de rencontrer Combas qui, dans son rapport pulsionnel et corporel à la peinture, entre sans cesse dans l'hallucination elle-même et nous fait éprouver, par ses œuvres, ses perceptions ou sensations hors du commun. Jean Pierre Raynaud pense d'ailleurs la peinture de Robert Combas comme une jouissance qui s'échappe du tube, comme une sensualité tout droit sortie du corps ; là où il se dit lui-même être dans la « rectitude », ayant « fermé les yeux pour voir la peinture ». Robert Combas ouvre son corps pour faire surgir la peinture tandis que Jean Pierre Raynaud ferme les yeux pour la voir. Pourquoi ces deux-là ont-ils eu envie de montrer leurs œuvres ensemble ? Peut-être pour écrire en peinture une sorte de manifeste de l'amour. Ce sont deux façons d'appréhender la peinture qui se rencontrent, deux artistes formés depuis bien longtemps qui ne cherchent aucunement à s'influencer l'un l'autre. Chacun a son œuvre tout en respectant le talent de l'autre. « On apporte deux mondes qui ne s'excluent pas. C'est comme aimer la mer et la montagne, ou le versant Nord et le versant Sud. La peinture nous rassemble, c'est la profondeur qui nous unit. », avance Jean Pierre Raynaud. Profondeur de la mer ou hauteur de la montagne, ces deux mesures verticales se rejoignent au miroir de l'horizon. Deux mondes se regardent ainsi en miroir incongru : celui du mental Jean Pierre Raynaud nous parlant d’introspection dans cette peinture qui se vide de toute peinture ; celui du chevalier Robert Combas nous parlant d'instinct et de conquête dans ces peintures qui débordent de peinture. Chez Jean Pierre Raynaud, l'œuvre est un manifeste. Ses productions offrent au regard les principes d'une morale vécue. Ainsi il en va du recueillement. Chez Robert Combas, l'œuvre est, au contraire, un combat. Ses productions offrent au regard les principes d'une bataille vécue. Ainsi il en va de l’effervescence. Robert Combas, Jean Pierre Raynaud, tous deux particularités de l'histoire de l'art. Aucun des deux ne cherche à se situer dans une histoire générale et contemporaine mais plutôt à interroger une histoire du fond des âges. Tous deux actionnent leur balancier propre qui les fait naviguer de leur cellule intérieure au monde extérieur, et vice versa. Chez Robert Combas, la cellule de la surface de la toile enferme la profusion. Comme chez Jean Pierre Raynaud où la cellule architecturale se recouvre de milliers de carreaux de céramique blanche (la maison, le mastaba), ses pots de peinture, vides et renversés, exposent leurs couvercles colorés comme des signalétiques ou des totems à idolâtrer. Chez Jean Pierre Raynaud, l'expansion infinie des psycho-objets peut envahir tout espace. Comme chez Robert Combas l'expansion infinie de l'espace mental se manifeste par l'émiettement fabuleux de sa subjectivité. Quelque chose de très puissant rassemble finalement ces deux façons d’être : l'union de la mort et de la vie, toutes deux présentes autant dans la contemplation de l'un que dans le combat de l'autre. La mort se tient au cœur de la vie, au cœur de la création. C'est cette tension dialectique entre vie et mort, entre création et vanité, qui fait se tenir Robert Combas et Jean Pierre Raynaud au point de contact solide de deux instincts aussi profonds qu’énigmatiques.
 
 
EN/
The unreservedly Raynaud and the knightly Combas. 
Kristell Loquet (with Jean Pierre Raynaud)
 
On the one hand, Robert Combas, born in 1957, influenced by folk art, Pop art, comics, rock and advertising. Right from the start of his career, he broke away from the conceptual movements of the 1970s to return to a real, insolent, impulsive, combative painting, almost expressionist and full of critical humor. On the other hand, Jean Pierre Raynaud, born in 1939, has been obsessively using motifs and objects linked to his own history since the early 1960s, reappropriating them and giving them a formal value, while intervening slightly to give them their full meaning. For example, 15cm square white ceramic tiles with black grout covering sculptures, shipping containers and architecture; stainless steel medical containers filled with the rubble from a house that was completely tiled and then destroyed; Psycho-object flowerpots of all sizes filled with cement and painted in bright colors; or no-entry traffic signs. By choosing to display these two artists in resonance, Strouk Gallery - over and above a search for correspondences or discordances between their highly singular works - allows us to observe the repercussions of one sensibility on another, and vice versa. This unique exhibition, with its historical and museum qualities, confirms the gallery's strong commitment and support for these two artists, year after year. 
 
"What we bring is paint," says Jean Pierre Raynaud.
 
Robert Combas and Jean Pierre Raynaud both work with the same material: paint.
For Jean Pierre Raynaud, it is singular in its programmatic nature; for Robert Combas, it is plural in the infinite variety of its manifestations. In works designed between 2007 and 2009, Raynaud summons up and declines the hallucinatory power of the commodity "paint" and its brands: Avi, Ripolin, Corona, Novémail, Renaulac, Nitrolac... displayed like magnetic and colored billboards in the darkness of the advertising and consumerist world. In his own words, “I gave myself the experience of painting! For three years, I met painting”. It's this experience that allows him today to meet Combas, who, in his impulsive and physical relationship with painting, constantly enters into hallucination itself, and lets us experience, through his works, his uncommon perceptions and sensations.  Jean Pierre Raynaud sees Combas's painting as a pleasure that escapes from the tube, a sensuality that comes straight out of the body, where he describes himself as being in "rectitude", having "closed my eyes to see the painting". Robert Combas opens his body to let the paint emerge, while Jean Pierre Raynaud closes his eyes to see it. Why did these two want to show their work together? Perhaps to write a kind of manifesto of love in paint. These are two ways of approaching painting, two long-trained artists who have no desire to influence each other. Each has his own work, while respecting the other's talent. "We bring two worlds that are not mutually exclusive. It's like loving the sea and the mountains, or the North side and the South side. Painting brings us together, it's depth that unites us", says Jean Pierre Raynaud. The depth of the sea or the height of the mountain, these two vertical measurements meet in the mirror of the horizon. Two worlds look at each other in an incongruous mirror: that of the conceptual Jean Pierre Raynaud, speaking to us of introspection in this painting that empties itself of all painting; that of the knight Robert Combas, speaking to us of instinct and conquest in these paintings that overflow with paint. Jean Pierre Raynaud's work is a manifesto. His works offer the viewer the principles of a lived morality. So it is with contemplation. With Robert Combas, conversely, the work is a combat. His productions offer the viewer the principles of a lived battle. And the same goes with effervescence. Robert Combas, Jean Pierre Raynaud, both art-historical features. Neither seeks to situate himself in a general, contemporary history, but rather to interrogate a history from the depths of time. Both set their own pendulum in motion, navigating from their inner cells to the outside world, and vice versa. With Robert Combas, the cell of the canvas surface encloses profusion. As with Jean Pierre Raynaud, where the architectural cell is covered with thousands of white ceramic tiles (the house, the mastaba), his paint pots, empty and inverted, display their colored lids like signs or totems to be idolized. With Jean Pierre Raynaud, the infinite expansion of psycho-objects can invade any space. As with Robert Combas, the infinite expansion of mental space manifests itself in the fabulous crumbling of his subjectivity. Ultimately, something very powerful unites these two ways of being: the union of death and life, both present as much in the contemplation of the one as in the struggle of the other. Death stands at the heart of life, at the heart of creation. It is this dialectical tension between life and death, between creation and vanity, that makes Robert Combas and Jean Pierre Raynaud stand at the solid point of contact of two instincts as profound as they are enigmatic.
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Artistes de l'exposition

  • Robert COMBAS

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