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Le Présent de la Mémoire: Valerio Adami

Passée exhibition
20 Octobre - 22 Novembre 2025
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Le Présent de la Mémoire, Valerio Adami
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FR/
Dans la continuité de son importante rétrospective au Palazzo Real de Milan, Valerio Adami présente à Paris à la Galerie Strouk une sélection d’œuvres récentes. Le maestro aime à déclarer que le rôle de l’artiste est de défendre sa conception de l’art et c’est ce qu’il fait à merveille dans ses nouvelles toiles : son monde allégorique tributaire de ses voyages et de ses références culturelles nourri d’introspection et de mélancolie traduit comme l’écrit Daniel Arrasse «l’imminence d’une tragédie». Avec la peinture et la philosophie qui sont pour lui des instruments du doute, Adami continue de déconstruire l’image qu’il change en interrogation et à force de dessin et d’aplats de couleurs, «le tableau plus qu’une interprétation du réel est un dispositif pour penser.[1]» Pour Adami, peindre, c’est la volonté de déposer son autobiographie. Il traite souvent de rendez-vous coupables et représente des endroits de passages ou des lieux intimes, certains confinés, feutrés, d’autres ouverts à l’aventure. Durant sa période Pop, il signe avec ses collègues de la Figuration narrative un retour à l’image face à la peinture informelle et gestuelle basée sur l’émotion de l’artiste. Il restitue au tableau son contexte social et plus particulièrement l’emprisonnement du corps dans un monde urbain, à la limite carcéral. Par la suite, à partir de ses «mythologies quotidiennes», il s’interroge sur la place de l’homme dans l’histoire, le mythe et la tradition. Apparaissent alors dans ses œuvres des figures tirées de l’Antiquité où dans sa modification des légendes, il propose une archéologie de la pensée, par sa mise en place d’une «diaspora des idées». Comme toujours son dessin aigu s’impose sur «le vide matériel de la couleur» en larges aplats et nourrit une certaine angoisse qui développe le sens d’un tragique intemporel et distancié. Son trait si caractéristique joue sur des associations, des juxtapositions, la fusion d’idées : l’expérience personnelle, la vie, la philosophie, la politique, l’art, l’inconscient… et il déclare : «Au fond, je ne recopie que les élans du cœur dans toutes leurs complexités. Ces impulsions sont faites de mémoire, d’émotion, de désir et de soif du futur. Tout est là, entre l’intelligible et le non-intelligible. Je travaille surtout pour montrer la complexité du cœur.[2]» Dans ses œuvres récentes, Adami propose une sorte d’inventaire des signes de connivence entre l’art et le temps pour rompre « l’ordre menteur de l’impérissable ». Avec ses paysages métaphoriques sous la lune et les étoiles, face au soleil du matin et du soir, il se dégage du temps de l’Histoire pour celui de la Vie, un temps dont sa vie personnelle est la mesure. Il marie ainsi encore une fois de façon magistrale le temps de l’Occident, celui du changement et du quotidien et celui de l’Orient, celui de l’inchangé, de l’immuable et du mythe. Comme il l’explique : «Là résident tout le mystère et la magie de la peinture : créer un mythe, créer ce conflit entre le temporel et l’intemporel.» 
 
Renaud Faroux
 [1] O. Kaeppelin, Un doute radical, Éditions  Strouk, Paris, 2024.
[2] R. Faroux, Le Pop Art en Europe, Éditions Mare Martin, Kremlin Bicêtre, 2017.
 
 
 
EN/
In the wake of his major retrospective at the Palazzo Reale in Milan, Valerio Adami presents at Galerie Strouk in Paris a selection of recent works. The maestro likes to say that the artist’s role is to defend his conception of art, and he does so superbly in these new canvases: an allegorical world shaped by travel and cultural references, nourished by introspection and melancholy, which expresses—as Daniel Arasse wrote—“the imminence of a tragedy.” For Adami, painting and philosophy are instruments of doubt. He continues to deconstruct the image, turning it into a question; through the insistence of drawing and flat fields of color, “the painting, more than an interpretation of reality, is a device for thinking.” For Adami, to paint is the will to set down one’s autobiography. He often addresses guilty rendezvous and depicts thresholds and intimate places—some confined and hushed, others open to adventure. During his Pop period, together with his peers in Narrative Figuration, he signed a return to the image against Informal and gestural painting grounded in the artist’s emotion. He restored to the canvas its social context and, more particularly, the imprisonment of the body in an urban world verging on the carceral. Later, drawing on his “everyday mythologies,” he questioned humanity’s place in history, myth, and tradition. Figures drawn from Antiquity appear in his works; in reworking these legends he proposes an archaeology of thought by setting in place a “diaspora of ideas.” As ever, his sharp line asserts itself over “the material void of color” in broad flat areas that feed a certain anxiety and develop the feeling of a timeless, distanced tragic. His distinctive contour plays on associations and juxtapositions, the fusion of ideas—personal experience, life, philosophy, politics, art, the unconscious… As he puts it: “Deep down, I only copy the heart’s impulses in all their complexity. These impulses are made of memory, emotion, desire, and thirst for the future. Everything is there, between the intelligible and the non-intelligible. I work above all to show the complexity of the heart.” In his recent works, Adami offers a kind of inventory of signs of connivance between art and time, in order to break “the lying order of the imperishable.” With his metaphorical landscapes under the moon and stars, facing the morning and evening sun, he steps away from the time of History into the time of Life—a time measured by his own existence. Once again, he masterfully unites the time of the West—of change and the everyday—with that of the East—of the unchanged, the immutable, the mythical. As he explains: “There lies all the mystery and magic of painting: to create a myth, to create that conflict between the temporal and the timeless.”
 
Renaud Faroux
[1] O. Kaeppelin, Un doute radical, Éditions  Strouk, Paris, 2024.
[2] R. Faroux, Le Pop Art en Europe, Éditions Mare Martin, Kremlin Bicêtre, 2017.
  
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Artiste de l'exposition

  • Valerio Adami

    Valerio Adami

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